Les huit mensonges de ma mère

Les huit mensonges de ma mère 

Les huit mensonges de ma mère: Mostapha Akkad
Mostapha Akkad

Comme son titre l’indique, les huit mensonges de ma mère, est une petite histoire racontée par le producteur et le réalisateur de film américain d’origine syrienne; Mr Mostapha Akkad. je vous laisse avec les huit mensonges de ma mère:

Le premier mensonge

« Pas toujours, maman dit la vérité !! ..
Ma mère m’a menti huit fois !!! … L’histoire commence quand je suis née et j’étais le seul fils d’une famille très pauvre. Une vie où nous n’avions pas assez de nourriture ….Sauf un jour où nous trouvions du riz à manger et comblions notre faim.
Ma mère me donnait sa part… Et pendant qu’elle faisait passer le riz de son assiette à la mienne, elle disait: «Mon fils, manges ce riz, je n’ai pas faim ».
C’était son premier mensonge.

Le deuxième mensonge.

 Quand j’ai grandi un peu. Ma mère a fini son ménage et est allée pêcher dans une petite rivière qui se situe pas loin. Dans l’espérance que je mange un poisson qui pourrait m’aider à me nourrir et à grandir. Elle a pu pêcher deux poissons, elle s’est précipitée à la maison pour préparer le déjeuner. Elle a mis les 2 poissons devant moi. Je commençai à manger le premier poisson petit à petit; alors ma mère mangeait le reste de mon premier poisson. J’étais choqué, je lui ai donné le second poisson. Mais, elle me l’a ramené immédiatement en me disant : « Manges mon petit, tu sais bien que je n’aime pas manger les poissons ».
C’était son deuxième mensonge.

Le troisième mensonge.

 Quand j’ai grandi, je devais aller à l’école et nous n’avions pas assez d’argent pour étudier. Ma mère est allée au marché et a convenu avec un employé d’un magasin de vêtements de commercialiser les marchandises en faisant le tour sur des maisons pour exposer les vêtements aux dames.
Lors d’une nuit d’hiver pluvieuse, ma mère était en retard au travail et je l’attendais à la maison, je suis allé la chercher dans les rues avoisinantes; je l’ai trouvé porter des marchandises et frapper aux portes des maisons. Je lui appelai : « Maman, revenons à la maison, il est trop tard et il fait froid ».
Ma mère m’a souri et m’a dit: « Mon fils… je ne suis pas fatigué ».
C’était son troisième mensonge.

Le quatrième mensonge.

Un jour, lors de mon dernier examen à l’école, ma mère a insisté à venir avec moi. Je suis entré, tandis qu’elle attendait ma sortie sous un soleil brûlant. Lorsque la cloche sonna et l’examen pris fin; elle est venue me serrer dans ses bras chaleureusement en m’annonçant que je réussirais. Puis, elle me tendit un verre de jus frais, pour le boire. Je l’ai bu tout de suite, car j’avais un soif de loup. Mais, l’embrassade de ma mère était plus froide et plus paisible. Tout à coup; j’aperçus la sueur coulait de son beau visage, alors je lui ai donné immédiatement le verre de jus et j’ai dit, « Bois maman ». Elle m’a dit: « bois toi mon enfant. Je n’ai pas soif ».
C’était son quatrième mensonge.

Le cinquième mensonge.

 Après la mort de mon père, ma mère a dû vivre la vie d’une mère veuve et la responsabilité de la maison repose uniquement sur elle. Elle devait subvenir à tous les besoins, la vie est devenue plus complexe et nous avons eu faim. Mon oncle était un bon homme qui nous envoyait ce que nous mangeons. Lorsque nos voisins ont vu notre situation se détériorer de pire en pire; ils ont conseillé à ma mère d’épouser un homme qui dépense pour nous, car elle est encore jeune. Mais ma mère a refusé de se marier en disant: « Je n’ai pas besoin d’amour ».
C’était son cinquième mensonge.

Le sixième mensonge.

Après avoir terminé mes études et obtenu mon diplôme universitaire, j’ai eu un assez bon travail; et j’ai pensé que c’était le bon moment pour que ma mère se repose et me laisse la responsabilité de dépenser; surtout qu’elle n’avait pas la santé qui lui permettait de travailler. Au marché, elle étalait un drap, et vendait des légumes tous les matins. Quand elle refusait de quitter le travail, je lui donnai une partie de mon salaire et elle refusait de le prendre en disant: « Mon fils, garde ton argent. J’en ai assez ».
C’était son sixième mensonge.

Le septième mensonge.

En plus de mon travail, j’ai continué à étudier pour obtenir mon master. Je l’ai obtenu et mon salaire est devenu supérieur; d’autant plus que le société allemande avec laquelle je travaillais m’ a accordé l’occasion de travailler dans son siège principal. J’étais tellement heureux que je commençais à rêver d’une vie pleine de bonheur. Quand j’ai voyagé et préparé les circonstances pour que ma mère vienne vivre avec moi. Elle n’a pas aimé me déranger et a dit:  » Mon fils .. Je ne suis pas habitué à une vie de luxe ».
C’était son septième mensonge.

Le huitième mensonge.

Ma mère a atteint l’âge de désespoir et elle a été atteint par le cancer. Elle devait être auprès d’elle une personne prenant soin d’elle. Que dois je faire? il y a entre moi et ma mère de longues distances. j’ai tout quitté et je suis allée la voir, je l’ai trouvée clouée au lit après l’opération. Lorsqu’elle m’a vu, elle essaya de sourire. Mais mon cœur brûlait car elle était maigre et faible, ce n’étais pas ma mère que je connaissais, des larmes ont coulé de mes yeux mais ma mère a essayé de me réconforter et m’a dit: « Ne pleure pas, mon fils, je ne ressens pas de douleur ».
C’était son huitième mensonge

 Après m’avoir dit cela, elle ferma les yeux et elle ne les ont rouvrit plus jamais.

Rédigé par: Moustapha Akkad

Traduction : Kamal Bagam.

 

About Kamal bagam

Bienvenue sur le site de kamal bagam, titulaire de master en droit des affaires, intéressé et chercheur en développement humain.

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